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L'Écriture et ses Environnements - Conférences + Vernissage

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Le 3 mai, on vous propose un voyage au cœur de l'architecture des textes, pour mieux comprendre ce qui les forme, ce qui les contraint et ce qui leur donne du sens. Avec des artistes, des chercheurs, des typographes et des passionnés du texte, nous vous proposons une exposition et une série d'interventions sur ces environnements de l'écriture, ces outils, ces formes et ces contextes sans lesquels il ne pourrait exister.


4 interventions qui posent la questions des environnements d'écriture

Anthony Masure : Les environnements numériques d'écriture

Apparus à la fin des années 1970, les premiers logiciels de traitement de textes ne se développent vraiment qu’avec l’ajout des interfaces graphiques au milieu des années 1980. Ces nouveaux environnements techniques reconfigurent de fait la rédaction des textes : le contenu en est nécessairement informé. Loin de l’idée d’« outils » neutres que l’on pourrait manier à sa guise, les logiciels d’écriture, et par extension le Web et les médias sociaux, sont en réalité des couches techniques de programmes dont l’utilisateur ne perçoit que la surface. Dès lors, que peuvent l’art et le design pour déjouer ces conditionnements ?

Olivier Nineuil : Le dessein contextuel de la typographique

Pour le graphiste, le choix d’un caractère typographique est déterminé par le contexte du propos, du support, de l’émetteur, du lecteur. Qu’en est-il pour le dessinateur de caractères ? Quels sont les paramètres contextuels avec lesquels il produit de la connotation ? Olivier Nineuil propose de partager sa réflexion dans des environnements de création personnels variés.

Sandra Chamaret : Explorer la forme éditoriale

Faire comprendre et montrer les enjeux de la mise en forme du texte est une question éditoriale que je ne cesse de formuler. Que ce soit dans le cadre d'une aventure collective (revue Après\Avant éditée par les Rencontres de Lure) ou plus autonome (au sein de la maison d'édition –zeug), j'élabore des ouvrages qui explorent à chaque fois un format différent : cartes blanches, entretien, création contemporaine associée à un fac-similé, abécédaire… La conception éditoriale et le design graphique s'y entremêlent étroitement.

Étienne Candel : « Pierre – feuille – ciseaux » : du jeu dans l’écriture

Depuis les cadres sociaux jusqu’aux outils matériels utilisés, les « environnements » de l’écriture composent nos textes et c’est à travers eux que nous inventons nos formats. On parlera des phénomènes observés dans la composition des ironèmes et dans l’appropriation progressive du format par des utilisateurs multiples sur Twitter, sur Mastodon, et en-dehors… jusqu’à questionner le cadre du Tank lui-même. Que font les hashtags à l’écriture ? Twitter est-il un outil « contraignant » ? Peut-on parler de « communautés » d’écriture en ligne ? Quels textes voit-on apparaître quand on passe de l’écran à l’affiche ? Qu’expose-t-on dans une exposition ? Que dit-on dans une conférence ?

L'expo #ironème #ironèmes

La réflexion se poursuivra avec le vernissage de l’exposition #ironème #ironèmes (lien vers l'événement Facebook), résultant des collaborations entamées par Étienne Candel avec différents partenaires.

Étienne était venu au Tank il y a un an et demi nous présenter ses réflexions et son travail sur ce qu’il appelle des ironèmes (https://twitter.com/etienne_cdl/status/947402357159223296), ces petits formes poétiques et subversives à la croisée du haïku et du jeu de mots qu’il pratique depuis plusieurs années sur Twitter et sur Mastodon.

Depuis, le format des ironèmes a gagné une communauté de praticiens qui se l’approprient et diffusent sur les réseaux Twitter et Mastodon tout le trésor possible de ces altérations langagières. Peut-on automatiser la production d’ironèmes par le machine learning ? Comment les porter sur papier ? Que peut-on faire de ces formats ?… Le 3 mai, ce sont aussi les réappropriations et les circulations de ces textes que nous mettrons à l’honneur avec un travail typographique de Julien Gineste, typographe qui a réalisé des affiches à la fonte de bois pour proposer sa propre lecture des ironèmes. Après une première publication dans Après\Avant n°3, sur invitation de Sandra Chamaret, la branche lettre de Pépite, composée de Vivien Gorse, Théo Guillard et Jérôme Sallerin, joue pour la seconde fois avec les ironèmes d’Étienne Candel et reforme ses formules. Enfin, Peuple caché proposera des expérimentations pour la publication d’ironèmes, quelque part entre édition et happening.


Les intervenants

Étienne Candel est professeur des universités à Lyon 3, chercheur à l’ELICO et briéviste. Spécialiste de l’approche sémiologique des interfaces, il donne également la parole aux poubelles et aux encombrants (« trashtexts »), il produit ces micro-altérations du langage que sont les « ironèmes » (sur Twitter et Mastodon) et des œuvres plastiques (« totèmes ») qui interrogent l’articulation entre l’objet et le discours.

Sandra Chamaret est designer graphique (grandensemble.net), professeure (HEAR, Strasbourg), éditrice (zeug.fr), parfois chercheuse (« Roger Excoffon et la fonderie Olive »). Elle arpente et croise ces quatre activités avec plaisir, conviction et engagement.

Anthony Masure est maître de conférences en design à l’université Toulouse – Jean Jaurès, laboratoire LLA-CRÉATIS. Ses recherches portent sur les implications sociales, politiques et esthétiques des technologies numériques. Il a cofondé les revues de recherche Réel-Virtuel et Back Office. Il est l’auteur de l’essai Design et humanités numériques (éd. B42). Site Web : http://www.anthonymasure.com

Olivier Nineuil est dessinateur de caractères, enseignant, éditeur. Il prépare le lancement d’une collection d’ouvrages consacrés à l’écriture et la typographie, dont les premiers volumes à paraître à l’automne 2018, présenteront l’œuvre du typographe Albert Boton.

Julien Gineste est designer graphique (www.grandensemble.net), typographe et enseignant (école supérieure Estienne, UPEM). Ses recherches concernent l’histoire de la typographie et en particulier celle des caractères en bois pour affiche. Il a récemment publié les traductions française et anglaise de l’essai de Jan Tschichold (Formenwandlungen der Et-Zeichen, 1953) sur l’histoire de l’esperluette (www.zeug.fr)

Le Collectif Pépite, entité initialement toulousaine, actuellement cosmopolite, est composée de dessinateurs de caractères et d’images. En leur qualité d’expérimentateurs, ses membres explorent toutes les limites des outils, et vont jusqu’à créer leurs propres instruments, parfois loufoques.

Alain Vonck, Laurent Vonck et Guillaume Ladvie animent les éditions Peuple Caché. Projet sans programme dédié à la fabrication d’objets de pixels et de papier, Peuple Caché peut s’écrire en trois mots : mirages, désordre, voyages…

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