La Corée : Mise en Œuvre d'un Projet de Paix

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Université du Québec à Montréal

Salle A-1715

400 Rue Sainte-Catherine Est

Montréal, QC H2L 2C5

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(English will follow)

Ce qui est frappant dans la crise nucléaire de la Corée du Nord est l'invisibilité de la Corée du Sud, et ce en dépit du fait qu’elle serait la première victime d’une confrontation armée. Dans les milieux politiques sud-coréens, des partis d’opposition emploient souvent une expression satirique, « Korea Passing » afin de critiquer le gouvernement de Moon Jae-in, indiquant l’exclusion de la Corée du Sud dans des discussions internationales à l’égard de sa voisine du Nord. En tant qu’un des premiers pays concernés, la Corée du Sud mériterait de jouer un rôle plus actif dans la quête de la solution de la crise. De plus, il apparaît évident que la politique américaine est un échec face à la Corée du Nord, ayant réalisé six essais nucléaires et une multitude de tirs de missiles.

Il y a lieu de croire que la Corée du Sud peut faire mieux en collaboration avec les États-Unis, grâce à sa puissance économique et militaire d’une part, et au succès de la politique de « Rayon de Soleil » d'autre part. Cependant, pour que la Corée du Sud puisse jouer un rôle plus visible et plus autonome, il faut qu’elle reprenne sa souveraineté en matière de défense nationale. Dans le système actuel contraint par l’OPCONT (contrôle d’opération) et du CFC (régime de forces combinés coréen-américain), le Ministère de la Défense nationale sud-coréen ne serait pas en mesure d’exercer son autonomie sous l’influence de celui des États-Unis.

La présente conférence examine la possibilité de mettre sur pied un Traité bilatéral Nord-Sud comme une solution de la crise.

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What is surprising in the North Korean nuclear crisis is the invisibility of South Korea which would be, in fact, the first victim of armed conflict resulting from the crisis. In fact, politicians of the opposition parties talk about “Korea Passing” in order to blame the government of Moon Jae-in, being excluded from the international discussion on its neighbor in the North. As one of the first countries directly concerned, South Korea should deserve to play a more active role in the quest for a solution to this crisis. Moreover, it seems clear that the US policy is a failure, facing the North Korea who carried six nuclear tests and a multitude missile launches.

There is a reason to believe that South Korea can do better in cooperation with the US, due to its economic and military power on the one hand, and on the other, the success of the “Sunshine Policy”. However, in order to play a more visible and autonomous role, South Korea should recover its sovereignty over national defense. Under the current system restrained by the OPCONT (Operation Control) and the CFC (Combined Force Command), its Ministry of National Defence would not be able to exercise its autonomy under the influence of the US Department National Defence.

This conference explores the possibility of a North-South Bilateral Peace Treaty as a solution to the crisis.

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Programme

18:00-18:10 Présentation du conférencier par Joseph H.Chung, Président de séance et co-directeur de l'OAE

18:10-19:10 Conférence de Professeur Michel Chossudovsky*

19:10-20:00 Commentaires des co-directeurs de l'OAE (Éric Boulanger, Ting-Sheng Lin, Éric Mottet)

20:00-21:00 Discussion générale et synthèse de Cheolki Yoon (doctorant, UQÀM)

21:00 Mots de remerciement de Mme Shinae Yi, présidente du MKLCC et clôture de la Conférence

*Conférencier:

Michel Chossudvsky est le fondateur et directeur du Centre de recherche sur la Mondialisation (Montréal), Professeur (emeritus) d'Économie à l'Université d'Ottawa, il est également rédacteur au Global Research. Il a enseigné comme professeur invité dans des universités en Europe occidentale, en Asie Sud-Est, dans la région du Pacifique et en Amérique du Sud.

M. Chossudovksy est récipiendaire du Human Rights Commission Prize décerné par la Society for Civil Rights and Human Dignity (Berlin, 2002), il a obtenu la Médaille d'Or pour ses écrits sur l'agression de l'OTAN contre la Yougoslavie (2014) et il est Docteur Honoris causa de l’Université Nationale Autonome de Nicaragua.

M. Chossudovksy a été conseiller économique auprès des gouvernements de pays en développement et consultant pour plusieurs organismes nationaux et internationaux, dont l'Agence canadienne de développement international (ACDI), le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), la Banque africaine de Développement (BAD), le Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

M. Chossudovsky a réalisé des recherches pratiques en Amérique latine, en Chine, en Asie du Sud-Est, en Afrique subsaharienne et a publié plusieurs ouvrages concernant l'économie des pays en développement, mettant l'accent sur les problèmes de pauvreté et d’inégalité sociale.

Il a publié onze livres dont Towards Capitalist Restoration, Chinese Socialism after Mao (1986), The Globalization of the Poverty and the New World Oder (1997, 2008), America's War on Terrorism (2005), The Global Economic Crisis, the Great Depression of the twenty-first Century (2009) (editor), Toward a World War III Scenario: The Danger of Nuclear War (2011), The Globalization of War: America's Long War Against Humanity (2015).

Il a écrit plus de 800 articles qui ont été publiés, par exemple, dans Le Monde Diplomatique (Paris, France), The Journal of International Affairs (New York, États-Unis), The International Herald Tribune, The World Resurgence, The Ecologist (Londres, R-U.).

Le Professeur Chossudovsky est également contributeur au Encyclopaedia Britannica. Ses travaux ont été traduits dans plus de vingt langues et récompensés par de nombreux prix.

Il est membre de la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qui a diligenté notamment la procédure contre George W. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld ainsi que leurs principaux conseillers juridiques, et les a reconnus coupables de crimes de guerre en mai 2012. De plus, cette commission a jugé, en novembre 2013, l’ancien général de l’armée israélienne, Amos Yaron, et l’État d’Israël coupables de crimes contre l’humanité et de génocide pour le massacre de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila à Beyrouth, en 1982.

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