Béatrice Brugère décrypte les mécanismes d’un pouvoir judiciaire à la fois paralysé par le manque de moyens et parfois tenté par la démesure
Qui est Béatrice Brugère ?
Magistrate depuis vingt‑cinq ans, 1ère vice‑procureure au Tribunal judiciaire de Paris et secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats‑FO, Béatrice Brugère offre un regard sans complaisance sur la crise de légitimité que traverse la justice française.
Au fil d’une analyse historique et institutionnelle, elle montre comment, des parlements d’Ancien Régime aux cours suprêmes contemporaines, le champ d’intervention des juges n’a cessé de s’étendre, jusqu’à concurrencer le Parlement dans sa fonction normative. Elle interroge le paradoxe d’une indépendance revendiquée comme garantie démocratique, mais qui peut devenir un paravent pour esquiver tout contrôle, et examine les risques d’une politisation rampante de la magistrature.
Sans corporatisme ni idéologie, Béatrice Brugère propose des pistes de réforme inspirées d’autres systèmes européens : code disciplinaire des magistrats, transparence accrue des procédures, motivation et pédagogie systématiques des décisions, ainsi que des mécanismes de responsabilité plus clairs et effectifs. Son intervention offre ainsi une contribution singulière de l’intérieur au débat sur la refondation de l’autorité judiciaire et la restauration de la confiance des citoyens dans la justice.
Lineup
Béatrice Brugère
Good to know
Highlights
- 2 hours
- all ages
- In person
- Free parking
- Doors at 4:30 PM
Location
GOLDEN TULIP LA BAULE
12-14 Avenue de la Lieutenante
44500 La Baule-Escoublac
How do you want to get there?

Agenda
-
Conférence-débat avec Béatrice Brugère
« Les juges ont-ils vraiment tous les droits ? » Béatrice Brugère offre un regard sans complaisance sur la crise de légitimité que traverse la justice française. Au fil d’une analyse historique et institutionnelle, elle montre comment, des parlements d’Ancien Régime aux cours suprêmes contemporaines, le champ d’intervention des juges n’a cessé de s’étendre, jusqu’à concurrencer le Parlement dans sa fonction normative. Elle interroge le paradoxe d’une indépendance revendiquée comme garantie démocratique, mais qui peut devenir un paravent pour esquiver tout contrôle, et examine les risques d’une politisation rampante de la magistrature. Sans corporatisme ni idéologie, Béatrice Brugère propose des pistes de réforme inspirées d’autres systèmes européens : code disciplinaire des magistrats, transparence accrue des procédures, motivation et pédagogie systématiques des décisions, ainsi que des mécanismes de responsabilité plus clairs et effectifs.